À Propos

Jean Pierre Brice Olivier

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7ème Dimanche du Temps Ordinaire

Soyez saints

Lévitique 19, 1-2

Le Seigneur parla à Moïse et dit : « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.

1Corinthiens 3, 16-2

Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.

Matthieu 5, 38-48

Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent…
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.


Dans les trois textes de la parole de Dieu, lus aujourd’hui, il est question de notre sainteté.

Un mot qui nous impressionne, nous fait peur, nous dit que ce n’est pas pour nous, mais réservé à quelques personnes exceptionnelles. Il peut nous arriver de l’évoquer à propos d’un autre, mais si quelqu’un prend le risque de le dire à notre sujet, nous préférons ne pas l’écouter. C’est comme l’amour, on ne sait pas où cela va nous entraîner. Peut-être y a-il méprise sur la compréhension de la sainteté ?

Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.

Dieu partage tout, même sa sainteté. C’est la sainteté de Dieu qui peut nous habiter, pas une autre. Pas même la nôtre. Peut-être s’agit-il tout simplement d’un don, du vouloir de Dieu, qui a pour seule exigence d’être accueilli ? Recevoir ce don, le contenir, héberger Dieu en nous.

Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?

Le baptême, la confirmation, l’eucharistie, doutez-vous tellement de leur efficacité, de leur vérité ? Ne pas croire à la sainteté que Dieu met en nous, c’est l’offenser. Bien sûr, ce n’est pas magique, il faut y consentir, s’ouvrir, faire place.

Habiter le temple de notre corps qui est sanctuaire du Saint Esprit, c’est habiter la maison du Seigneur. Ce n’est rien d’autre et rien de plus que vivre notre incarnation. La sainteté est dans notre incarnation déployée. Jésus l’a prouvé.

Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

C’est encore sur la question de la perfection qu’il y a un malentendu.

Si vous aimez ceux qui vous aiment, si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ?

La sainteté est hors de l’entre-soi, à l’extérieur des petits mondes qui ne fréquentent que leurs semblables. Elle est dans la rencontre, d’un autre toujours. En soi, et au dehors. Elle est faire place à autre, différent, dissemblable.

Les conseils de Jésus ne sont pas si impraticables.

Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Alors vous serez parfaits…

Il est seulement nécessaire d’avoir des ennemis, et de les aimer. Les aimer simplement en priant pour eux, en gémissant pour eux, à leur place.

Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il vive. Vouloir la vie des autres, même de nos ennemis comme Dieu la veut. Défendre leur salut, s’y employer, s’y user. Désirer cette vie pour l’autre et la servir en allant jusqu’au don de sa propre vie. Comme le Christ. Là est la perfection, et pas du tout référée à une quelconque échelle de valeurs morales.

La sainteté est en nous, elle est intérieure, là où Dieu réside. À la seule condition ­— bien entendu — que Dieu en effet règne en nous.

Alors, même si nos actes peuvent être jugés coupables par d’autres, ils n’entament pas la sainteté en nous. Le mal n’est pas dans ce que nous faisons. Sa racine est dans le cœur, dans la volonté de la personne. Dieu ne juge pas l’extérieur, il sonde les reins et les cœurs.

La seule question est donc : qui est le maître dans mon cœur et mes reins ? Qui gouverne ma volonté et ma force ?

Suis-je du côté du vivant, en voulant toujours la vie de l’autre ; ou bien suis-je du côté de la mort, pour servir mes intérêts quoi qu’il arrive, en me nourrissant de la vie des autres, jour après jour, en les manipulant, en abusant d’eux, en les écrasant ?

Qui est souverain de mon cœur et de ma vigueur ?

Jean Pierre Brice Olivier 02 17

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