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Jean Pierre Brice Olivier

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13ème Dimanche du Temps Ordinaire
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Dieu n'a pas fait la mort

 

Sagesse 1, 13-15 : Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Ce qui naît dans le monde est porteur de vie : on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir. La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre…

Ces mots du livre de la Sagesse, écrits au 1er siècle avant Jésus-Christ, nous surprennent encore ! Nous avons du mal à penser que Dieu n’a pas fait la mort, qu’il ne l’a pas voulue ; et surtout qu’il n’a pas puni l’homme désobéissant en le condamnant à mourir.

La mort est une conséquence de la désobéissance d’Adam et Êve, par la liberté qu’ils ont prise de ne pas entendre le conseil paternel et amoureux de Dieu. Mais la mort n’est pas venue comme une punition parce que l’homme et la femme auraient transgressé l’interdit.

Genèse 2, 16-17 : Dieu dit à l’homme : Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin ; mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement.

Dieu ne châtie pas l’homme rebelle et insoumis, mais il l’avertit de ce que la mort est contenue dans l’arbre de la connaissance du bien et du mal, dans cet impossible discernement péremptoire de ce qui est bon ou mauvais. Les lois, les règles, les doctrines, tout ce qui s’arroge le droit de définir le bien et le mal, le pur et l’impur, peuvent devenir un féroce pouvoir de mort sur les vivants. Nous le rencontrons aujourd’hui encore quand, par exemple, ceux qui savent comment doit s’habiller une femme tuent celles qui ne s’y conforment pas.

La mort est venue par la consommation du fruit, à cause de l’orgueil du savoir qui juge de ce qui est bon ou mauvais ; à cause surtout du pouvoir que donne cette connaissance sur chaque autre personne, le droit de l’éliminer, symboliquement ou réellement.

Qui peut connaître le bien pour soi, pour un autre ? Seul Dieu.

Qui sait ce qui est mal pour soi, pour un autre ? Dieu ne connaît que le bien.

La mort n’est pas le châtiment par Dieu de l’insubordination de l’homme, mais elle est la conséquence de ce savoir du bien et du mal. Le fruit convoité et dévoré renfermait la mort. Le savoir par ce fruit dérobé du bien et du mal, fatalement, forcément, entraine la mort, par la domination que cette connaissance prétend donner sur la vie de l’autre, et les abus qui en découlent. Si quelqu’un sait le bien et le mal, pour moi, pour toi, pour tous, il l’impose… Et tue qui ne s’y soumet pas.

Dieu ne connaît que le bien, de la même manière, il ne connaît que la vie. Celui qui est toute vie ne peut pas avoir la moindre part avec la mort.

Sagesse 2, 23-24 : C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde ; ils en font l’expérience, ceux qui prennent parti pour lui.

La mort vient avec la prétention de savoir et d’imposer sa volonté à l’autre, ceux qui prennent parti pour le mal en font l’expérience.

Tandis que pour ceux qui marchent avec Dieu et sont toujours du côté de la vie, ils la traverseront sans dommage, ils passeront à la suite du Christ ressuscité.

Jean Pierre Brice Olivier 07 18

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