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Jean Pierre Brice Olivier

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Dieu n'a pas fait la mort

Thomas Didyme

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16ème Dimanche du Temps Ordinaire
Année B

Des brebis sans berger

Marc 6, 30-34

Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger

Une grande foule ressemble souvent à un troupeau, et la compassion peut nous saisir devant ces moutons qui réclament un guide, un chef, un mentor, pour les entraîner tous comme un seul homme.

Jésus obéit aux nécessités qu’il rencontre, il se plie à la réalité du monde et de la vie des hommes pour lesquels il s’est abaissé. Jésus se fait pasteur pour répondre à cet abattement de la foule, à la prostration des brebis laissées à elles-mêmes.

Christ berger appelle chaque brebis par son nom, ainsi il fait éclater le troupeau, il casse la colonie, il brise la troupe… Jésus ne vient pas rassembler un cheptel, une masse indifférenciée de moutons. Il convie chaque personne à part. Il convoque chacun à une rencontre à l’écart, pour une aventure particulière et unique.

Le berger connaît ses brebis, et avec chacune il cultive une accointance spéciale et entretient un attachement singulier. Dieu n’a que faire d’une multitude grégaire, il quête le lien individuel, l’attachement intime, la relation libre.

La rencontre n’existe que dans le particulier, le distinct, entre quelqu’un et quelqu’un d’autre, hors du groupe, du clan, de la famille. L’union parfaite n’est vraie que dans la liberté totale entre deux êtres, en dehors de toute influence, contrainte ou asservissement. La communion n’est pas dans la dissolution ou l’absorption.

C’est bien la brebis égarée qui mobilise le berger, il abandonne le troupeau pour celle-là, qui s’aventure et explore ailleurs.

Dieu ne se diffuse pas à une quantité, à une fournée, en paquet, mais il se livre entièrement à chaque brebis de façon spécifique. La vie en Dieu ne dépend pas d’une appartenance à une quelconque bergerie, ni d’une allégeance à un courant religieux quel qu’il soit, mais avec le Christ, elle relève d’une décision personnelle.

Ce que nous pouvons nommer le salut naît d’une ouverture à autre, c’est tout.

Choisir la vie pour toujours avec un autre ou préférer l’isolement mortel. Opter pour le vivant, ce qui arrive, le jaillissement, l’inattendu plutôt que l’immobilité et la mort.

Dieu attend, il désire chaque personne pour enfin nouer avec elle une relation sans fin dans une chair éternelle.

Jean Pierre Brice Olivier 07 18

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