À Propos


Renaud Escande

Courrier :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Dans la même série

Tu ne tueras point, C. Pelluchon

Le "comme si", C. Bouriau

Intelligence du corps, I. Auriol

Moïse et l'idée de peuple, B. Karsenti

Aîtres de la lange et demeures de la pensée, H. Maldiney

SUITE…


Du même auteur

Kupka et le Cantique des Cantiques Musée d'Histoire du Judaïsme 10 05

SUITE…

Philosophie


Faire l'histoire

Christophe Bouton


Ce sont les hommes qui font l’histoire. Cette idée controversée, qui marque l’acte de naissance de notre modernité, est aujourd’hui plus que jamais remise en cause par la mondialisation économique, qui semble réduire à néant le pouvoir des gouvernants et sonner le glas de la politique. Pour cerner de plus près cette tendance, ce livre se propose de revenir sur les origines de la thèse de la « faisabilité » de l’histoire, selon la formule de Reinhart Koselleck, puis d’évaluer les arguments pro et contra qu’elle a suscités, au fil d’une analyse qui convoque des philosophes, des historiens, et des romanciers sur une période allant, pour l’essentiel, de la Révolution française au Printemps arabe. L’histoire est-elle vraiment « faisable », maîtrisable ? Qui sont les « sujets » qui sont censés faire l’histoire ? Les grands hommes, l’avant-garde, le peuple, les masses ? Quel est le degré de conscience des acteurs historiques ? Après un siècle jalonné par des crimes de masse sans précédent, vouloir faire l’histoire ne s’est-il pas révélé un projet dangereux, inféodé aux totalitarismes ? Mais plutôt que de renoncer à cette idée, il s’agit de la repenser et même de la réhabiliter dans une certaine mesure : en soulignant, en contrepoint d’une vision trop élitiste de l’histoire, le rôle irréductible que jouent les individus anonymes dans les grands événements collectifs ; en élaborant, sur la base des processus de démocratisation de l’histoire, une théorie de la responsabilité historique qui se ramifie en une éthique de la mémoire (lutter contre l’oubli des crimes de masse), une éthique de la démocratie (participer activement à la défense de ce régime), et une éthique de la nature (préserver la Terre comme base de toute histoire future).

Renaud Escande 10 13
* Aux Éditions du Cerf, Coll. Passages

LA LETTRE
vous informe
de l'actualité de
LaCourDieu.com

Votre courriel :