À Propos

Jean Pierre Brice Olivier

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Dimanche de la Toussaint

ÉLU
Apocalypse 7, 4.9.13.14

J’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël.

Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main.

L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : "Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ?"

Je lui répondis : "Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : "Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau."

Le langage du livre de l’apocalypse est une forme de révélation qui joue avec les chiffres, les images et les symboles, mais il ne doit pas nous intimider. Cet écrit n’est pas une fiction menaçante, mais le dévoilement de réalités qui nous concernent et touchent à notre vie.

En cette fête de la Toussaint, il nous est donné de contempler la liturgie du ciel.

Nous sommes rassurés d’entendre que les élus vêtus de robes blanches sont une multitude que nul ne peut dénombrer, une foule immense : toutes origines confondues, toutes ethnies rassemblées et tous dialectes mélangés… La rédemption n’est donc pas liée à une quelconque appartenance : pas plus à une race ou à une tribu qu’à une église. Le salut déborde tous les critères sélectifs, il est personnel et universel.

Ces gens vêtus de robes blanches… viennent de la grande épreuve.

À ces mots qui évoquent le martyr, nous frémissons. Mais de qui et de quoi s’agit-il ?

Quelle est la grande épreuve, sinon celle de la vie, de notre vie vivante, dans la crispation du monde ?

Il s’agit bien de notre choix constant de la vie contre toute mort, de notre décision définitive d’aimer face à la haine, de notre combat incessant devant toutes les formes du mal.

Il est bien question ici de nous qui, au quotidien, vivons les béatitudes. Oui, assurément, c’est toi qui traverses la grande épreuve.

Toi l’humble d’esprit, qui restes muet devant l’arrogance. Toi qui pleures, et consoles le malheureux. Toi le doux de cœur, qui jamais n’écrases le faible. Toi le compatissant, qui as souci du blessé. Toi le cœur pur, qui pourtant bois la honte jusqu’à la lie. Toi qui veux la paix et recherches la justice.

Toi, vois, tu ressembles au Fils de l’Homme.

Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils ?

Celui qui marche avec Dieu suit le Christ. Il traverse ce que Jésus lui-même a enduré : l’agneau de Dieu a été confondu avec les sans-Dieu, il a été fait péché, il a été crucifié.

Celui qui veut aimer, et qui toujours sert la vie des autres, se trouve dans cette faiblesse là de l’agneau. Il est situé dans l’impuissance de l’amour, qui — en effet — ne peut rien — jamais — sans le consentement de l’autre. L’amour est inopérant s’il n’est pas reçu.

Voilà toute notre peine, la plus grande épreuve, celle qui nous meurtrit, nous cloue, nous déchire. Mais nous ne voudrions pas être autrement et nous ne désirons pas un autre chemin. Nous savons que l’amour triomphe.

Ils ont lavé leurs robes par le sang.

Jésus est dépouillé, les soldats partagent ses habits, on pend son corps et on répand son sang, mais il n’est pas dépossédé de lui-même.

La robe blanche, n’est pas extérieure à nous, on ne la revêt pas, mais on l’engendre, on l’habite, elle est nous-mêmes, dans notre innocence.

Notre vêtement de noces, c’est notre chair mise à nu, exposée, blanchie par le sang qu’on nous retire et que nous offrons.

La pauvreté, les larmes, la faim de justice, la miséricorde, les maux que nous subissons… Tout cela, chaque jour, est notre sang versé. Il rejoint celui de l’agneau, sur l’autel de Dieu.

Heureux es-tu, car toi, dès aujourd’hui et pour toujours, tu es consolé, rassasié de justice, tu possèdes la terre, le royaume des cieux est à toi, ton cœur est pur, tu vois Dieu.

 

JeanPierreBrice Olivier 11 15

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