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Jean Pierre Brice Olivier

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Des pharisiens abordent Jésus pour le mettre à l’épreuve. Bien entendu, il s’agit d’hommes qui demandent s’ils peuvent renvoyer leur épouse !

Ce sont sans doute les mêmes qui amèneront à Jésus une femme prise en flagrant délit d’adultère (Jean 8, 3-11), en disant que Moïse leur a ordonné de lapider ces femmes là. Dans ce flagrant délit, le partenaire masculin fait défaut, et Jésus prend sa place, à terre, auprès de la condamnée, au risque de se faire lapider avec elle.

Jésus, dans notre texte, renvoie les pharisiens aux prescriptions de Moïse qui a édicté ces règles en raison de la dureté de leurs cœurs.

Il s’adresse aux cœurs de pierre qui lui tendent un piège, à tous les pharisiens de tous les temps : À ceux qui prétendent savoir le bien et le mal, le convenable et l’inconvenant, ce qui offense Dieu et ce qui lui plaît ; à ces maîtres mâles qui veulent imposer leur seul vouloir ; à ceux qui se prennent pour Dieu, interdisent et ordonnent en son nom.

Après les avoir renvoyé à la loi de Moïse, Jésus les place devant Dieu, hors toute loi, dans l’amour même qui a présidé à la création.

Homme et femme, il les créa. Différents.

Dieu crée des hommes et des femmes, distincts les uns des autres, tous autres, dissemblables, sans aucun modèle et face à tous les possibles.

Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !

Ici, l’homme n’a plus aucun pouvoir. En effet, qui peut prétendre connaître ce que Dieu unit, et quel homme pourrait le séparer ?

Ce que Dieu uni dans l’amour, et non pas ce que des hommes ou une institution auraient célébré.

Si l’amour vient de Dieu (1 Jean 4, 7), ce que le « Tout amour » allie par amour et dans l’amour, échappe totalement à tout et à tous. Ce mystère est grand.

Qui peut savoir quand deux êtres forment une seule chair ? Qui pourrait déclarer que ces êtres là ne font plus qu’un, quand, à quel moment de leur histoire, avec qui, et jusqu’à quand ?

Tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.

Dieu n’exclut personne des dons de sa grâce, ainsi ceux qu’un amour véritable réunit bénéficient tous de cette capacité à ne faire plus qu’un, au delà de catégories établies et de schémas définitifs.

La communion dans la chair exige des partenaires qu’ils se situent toujours dans une aptitude à recevoir et non dans une quelconque domination ; qu’ils servent la vie de l’autre toujours, et jamais ne s’en servent.

Les conjoints qui ne font plus qu’une seule chair, dans cette communion du meilleur et du pire, s’affranchissent de la passion individuelle pour se situer dans le « vouloir aimer » et donner sa vie ; dans le désir du salut de l’autre qui va jusqu’au don du corps et du sang.

Peut-être pouvons-nous aborder au mystère de la Trinité en comprenant qu’aimer en vérité ne peut se faire seul, ni à deux. L’amour n’est amour qu’à trois. Dieu, tout amour, qui n’est qu’amour, ne peut pas être deux, mais trois.

Dans l’amour avéré, on n’est jamais deux mais trois : l’un, l’autre, et la relation des deux ensemble. Tout le mystère entre deux êtres qui s’aiment, n’est pas l’un ou l’autre, ni la somme des deux, mais eux et l’amour. Pour un couple croyant, dans cette union, l’amour a un nom : Dieu.

Trinité qui conduit à une communion parfaite, en vis à vis l’un de l’autre, libres, à égalité accomplie.

C’est bien ceux là que Dieu unit dans le pardon et la miséricorde, nul ne pourra les séparer.

 

JeanPierreBrice Olivier 09 15

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